Nos enseignants

Disciples de Masamichi Noro, Martine Pillet et Sophie Derathé enseignent le Kinomichi au dojo école de l’Est Parisien.

Parcours Martine Pillet

Professeur d’éducation physique et sportive pendant sept ans, Martine Pillet commence la pratique du Kinomichi en 1981 avec Maître Masamichi Noro.

Après un grave accident d’escalade les médecins lui annoncent qu’elle ne pourra pas continuer d’exercer. Elle décide alors de conduire sa propre réparation en se consacrant entièrement au Kinomichi. Elle commence à enseigner assez rapidement dans cette même période, à la demande de Maître Noro.

Enseignement

Tout en continuant à suivre l’enseignement de Maître Noro, elle enseigne elle-même à Paris depuis 1988 et anime régulièrement des stages de Kinomichi aussi bien en France qu’à l’étranger (Allemagne, Espagne, Italie, Brésil, Argentine, Suisse).

C’est en 2007 qu’elle fonde l’association Hinode et commence son enseignement au Dojo Ecole de l’Est Parisien. La spécificité de l’enseignement de Martine est l’alliance d’une extrême précision et d’une grande expérience didactique. On sent la joie d’enseigner de Martine ! 

Martine structure l’enseignement d’une telle manière que même les initiations 1 et 2 (par lesquelles débute l’enseignement ) deviennent une aventure, et cela même pour des pratiquants avancés. Des combinaisons techniques inattendues empêchent de tomber dans le piège du mouvement mécanique.  Connaissance profonde du corps, connaissances d’autres disciplines de travail du corps (comme l’eutonie ou le tango), créativité, recherche permanente, ouverture, contact, énergie, joie, sensation consciente et précision caractérisent la manière d’enseigner de Martine.

Parcours de Sophie Derathé

Après des études de musique/violoncelle, Sophie Derathé a découvert le kinomichi avec Maitre NORO en 1986.

Professionnellement, elle a ensuite exercé plusieurs métiers dans l’informatique et la gestion de projet tout en élevant ses 4 enfant et en continuant 40 ans durant à pratiquer le kinomichi auprès de Maitre Noro. En 2015, suite au décès de Maitre NORO, elle s’est rapprochée le Martine Pillet, a obtenu 2 dan et le brevet fédéral d’enseignement du Kinomichi.

Pour moi, pratiquer le Kinomichi est comme interpréter un morceau de musique : L’intensité doit être conservée de la première à la dernière note ! ( Sophie Derathé )

L’héritage de Maître Noro

Un des anciens élèves de Maître Noro, Makoto Hanaoka, dans son hommage posthume à Maître Masamichi Noro, en juin 2013, rapporte :

Au Dojo de Kinomichi, notre slogan était de sourire.

Dès qu’on y entrait, la salle était remplie de jovialité.

Ainsi ce qui est impensable ailleurs, c’est d’avoir un Maître qui nous dit :

Bailler plutôt que d’étouffer le bâillement

Le Maître nous a répété :

Tout le monde possède son Ki – l’énergie de souffle,

mais l’esprit de la fermeture, l’entêtement ou la peur enferment ce Ki.

Alors il faut le libérer. Relaxons nous tout d’abord.

Il nous parlait de Kinomichi avec enthousiasme :

Kinomichi n’est pas un art martial.

C’est un Art, et la pratique de cet Art est une joie.

Puisque c’est un art de mouvement il lui faut une musicalité !

On sent cet héritage de Maître Noro sur le tatami de Martine et de Sophie.

Je cherche tout le temps. Un mouvement n’est jamais le même.
Et dans cette recherche permanente à laquelle je les convie mes élèves, mes élèves sont mes Maîtres. (Martine Pillet)